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Le groupe tétras
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DES MESURES D'URGENCES S'IMPOSENT pour sauver les populations prêtes à s'éteindre.
D'ABORD REDUIRE AU MAXIMUM LA MORTALITE DES ADULTES en protégeant les zones vitales.
Il faut proscrire tout dérangement sur les zones d'hivernage (modifier les tracés des pistes, fermer les routes ...)
Réduire les risques de braconnage (surveillance au chant)
Quand elle existe, faire appliquer strictement la législation (Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope, Réserve Naturelle, Parc Nationaux, chiens errants).
Rendre visible les câbles en milieu forestier et étudier sérieusement toute nouvelle implantation touristique.
Proscrire la création de nouvelles routes forestière en zone sensible.

Câble de téléski

UN TRAITEMENT DE FOND DOIT LES ACCOMPAGNER ET LES PROLONGER, pour assurer une bonne santé durable à de vaste populations.
Pour cela, il faut mettre en place une sylviculture compatible avec les exigences de l'espèce, privilégiant une forêt claire, la plus diversifiée et la mieux structurée possible.
1) Dans les massifs encore occupés, en privilégiant les secteurs clés (zone d'hivernage et de chant)
2) et aussi progressivement sur des zones potentiellement favorables, actuellement pas trop dégradés, mais désertées par l'espèce.
Un objectif stable d'environ 1000 individus pour un massif comme le Jura est l'objectif minimal à atteindre.

Epicéas martelé

LE COUT DE LA REINTRODUCTION
Le Grand tétras a disparu des Cévennes à la fin du 17e siècle par suite de déforestation. Toutefois, les reboisements effectués à partir de 1875 ont reconstitué d'excellents habitats potentiels.
En 1976, le Parc National des Cévennes lance un élevage de Grand tétras. Entre 1978 et 1991, 465 oiseaux immatures nés en captivités ont été relachés.
Le taux de survie de ces oiseaux, après 18 mois de vie sauvage est de 10 % environ (peu différent de celui des oiseaux nés dans la nature). Depuis 1987, le nombre de nichées augmente régulièrement.
En 1992, on estimait que 37 adultes devaient peupler cette région.
L'investissement financier est énorme ; ce sont environ 450 000 euros sur 15 ans qui ont été investis avec encore aujourd'hui une incertitude quant à la pérennité du resultat acquis.
En effet, des problèmes importants subsistent du fait que la gestion des forêts de façon favorable au tétras n'est pas ici un objectif prioritaire. Le dérangement par les ramasseurs de morilles au printemps est aussi un facteur très important sur ce secteur.

PUIS FAVORISER UNE RECOLONISATION PAR DE JEUNES OISEAUX en accroissant les surfaces forestières favorables.
Pour cela il ne faut pas déranger les coqs en parade et les poules sur le nids.
Il faut réouvrir des clairières, et ne pas reboiser les petits vides forestiers ;
Retarder ou extensifier le pâturage sur les sites à nichées ;
Limiter les dérangements en automne sur les sites d'hivernage
ne pas soutenir les populations de prédateurs ou de concurrents par du nourrissage hivernal.

Pâturage

DES SOLUTIONS IMMEDIATES PEUVENT ETRE MISES EN OEUVRE dans toutes les forêts très peu productives. Une exploitation minimale du bois préserverait les refuges actuels du Grand tétras. Les vocations de protection des ressources naturelles compensent la fonction de production de bois de ces milieux situés sur des sols ingrats, squelettiques ...
La mise en réserve est une solution intéressante. Elle permet d'augmenter progressivement le capital biologique et freine l'envahissement touristique.
La gestion en futaie jardinée extensive est une autre solution qui, tout en limitant les coûts d'entretien, permet de retirer des revenus du bois. Car une exploitation rentable du bois est compatible avec une augmentation du capital biologique des forêts de montagne. Le Grand tétras est un execellent représentant d'une telle gestion et d'un équilibre "économie-écologie" durable.

forêt enneigée

Le Jura a un atout majeur : la gestion des forêts en futaie jardinée.
Plusieurs initiatives ont été prises pour améliorer la situation des populations locales, mais c'est avec le LIFE Tétraonidés que les acteurs locaux ont le plus d'espoirs.
Plusieurs acteurs se sont retrouvés pour mener à bien ce projet. Il avait pour objectifs :
- la cartographie de l'état des lieux (fréquentation humaine, équipements ...)
- la cartographie des zones de présence du Grand tétras avec une estimation quantitative,
- l'analyse et la cartographie de la structure de végétation,
- l'élaboration desdirectives de gestion sylvicole, touristique et cynégétique favorables aux tétraonidés,
- la formations des ouvriers et des agents forestiers ...
Au terme de cette action de 5 ans , les bases d'une gestion sylvicole économiquement performante, tenant compte de la protection du Grand tétras et de la Gélinotte des bois ont été clairement définies et aurait du s'appliquer à un vaste territoire, assurant ainsi l'avenir des tétraonidés.
Mais 10 ans après, les recommandations sont peu suivies et les effectifs du Grand tétras continuent à baisser.

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groupe tetras jura
13/07/04