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Survie basée sur la longévité
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Les potentialités reproductices bien qu'exceptionnelles, (7 à 8 oeufs par poule) sont rarement exprimées et toujours très compromises. En effet, 80% des poussins ont disparu en fin de première année. Plusieurs facteurs influent sur les populations de Grand Tétras. LES PREDATEURS SONT ILS RESPONSABLES DE CETTE REGRESSION ? Non ! dans tous les habitats favorables le Grand Tétras est adapté à ses prédateurs naturels qui jamais ne se spécialisent sur lui. Sans doute ... avec l'apparition de nouveaux prédateurs : ainsi le chien errant qui chasse de jour et peut surprendre les tétras au sol, en particulier les jeunes et les immatures peu expérimentés. Mais les Sangliers sont beaucoup plus dangereux aujourd'hui : autrefois pratiquement absent des forêts de montagne et des régions fortement enneigées, ils peuvent aujourd'hui s'y maintenir parce qu'ils sont nourris régulièrement par le monde la chasse sur, ou au voisinage des zones sensibles. Les clairières et zones herbacées les attirent particulièrement : gare alors aux oeufs et aux poussins ! Le dérangement hivernal quand à lui intervient durant les périodes de sensibilités maximales et sur des oiseaux adultes ! La stratégie de l'espèce consiste à économiser l'énergie pour équilibrer les maigres ressources apportées par une alimentation pauvre. Les oiseaux peuvent s'habituer (relativement !) à des passages réguliers sur des pistes fixes. Mais tout écart provoquent la fuite! La présence des chiens et de leurs aboiements sont perçus comme des risques de prédation et aucune accoutumance n'est possible. Les envols occasionnés affaiblissent les oiseaux et les rendent très sensibles à la prédation. Si bien qu'à la fin de l'hiver les réserves énergétiques s'épuisent alors que les besoins deviennent plus importants. Les forêts ont aussi changées. Après la deuxième guerre mondiale, les besoins en bois ont incité à augmenter la production forestière. Dans les futaies régulières où les régénérations étaient autrefois étalées dans le temps, on a accéléré la récolte des vieux arbres pour favoriser la régénération et la croissance des jeunes bois et ainsi les exploiter plus rapidement. Ces forêts ainsi rajeunies sont devenues plus denses, ont perdu leur couvert herbacé et leur clairières. Les futaies jardinées se sont progressivement fermées à cause de coupe insuffisantes dans les bois moyens. Malgré tout, aujourd'hui c'est le dérangement hivernal qui cause le plus de dégats avec notamment l'explosion de la pratique de la raquette à neige où par définition les randonneurs sont en dehors des itinéraires balisés et autorisés !
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