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Paysage du Haut Jura en hiver
Le Grand tétras est un végétarien sédentaire et craintif
Il est le plus gros des gallinnacés d'Europe. Comme ses proches cousins le Tétras Lyre, la Gélinotte et le Lagopède, il est l'hôte des régions froides. Une fois installé, il est fidèle à son territoire (20 à 160 ha selon la qualité du milieu) et ce, quelque soit la saison. Le grand tétras n'en bouge plus de toute sa longue vie (15 à 20 ans pour certains mâles).


Sapin, principale nourriture de l'hiver
En hiver :
Le grand tétras vit dans les arbres dès que la neige recouvre le sol, passant des perchoirs de nourrissage (Pin ou Sapin) à ceux de repos (Hêtre, Erable, Pin). La nourriture disponible consiste, la plupart du temps, en aiguilles de résineux. Seuls le sapin et plus volontiers le pin 'plus rare dans le jura) sont alors mangés dans nos régions, car leur feuillage est plus riche en matières azotées que celui de l'épicéa. la digestion est lente et n'autorise que deux repas par jour, ce qui est juste assez pour obtenir l'énergie nécessaire à la survie, dans les meilleures conditions de calme et de tranquilité. S'il n'est pas dérangé un tétras peut ainsi rester durant presque tout l'hiver sur moins de quelques hectares. Par contre plus de 3 envols dans l'hiver qui peuvent
lui être fatals !!!

Poussins
En été :
Marcheur invétéré, il investit un vaste domaine à l'arrivée des beaux jours.
Peu adapté au vol, il l'est particulièrement bien pour la marche et la course. Ces pattes sont très puissantes, courtes et armées de trois doigts forts aux ongles épais et d'un quatrième peu visible à l'arrière. Les écossais le nommait "cheval des forêts" tant ses facultés de course dans les sous bois sont étonnantes. Le Grand tétras vit toute la journée au sol, se camouflant dans les hautes herbes et les buissons bas d'où il jaillira en vol s'il ne peut s'enfuir à pied. Il se perche le soir dans des feuillus à l'abri du Renard et de la Martre.
Les poules guident leurs nichées vers des espaces de forêts plus ouverts, d'une vingtaine d'hectares au moins, pas trop accidentés et couverts d'un riche tapis herbacé. C'est là seulement que les poussins trouveront les insectes (criquets, fourmis, chenilles ...) les graines et autres plantes nutritives leur permettant de grossir rapidement (2Kg en 3 mois pour un jeune mâle !).
Jeunes et adultes se déplacent vers les champs de framboises et de myrtilles pour s'en gaver ; ils n'hésitent pas à errer assez loin de leur domaine vital habituel pour grapillier aussi sorbes, baies d'églantiers, faines et même céréales, dans des milieux beaucoup plus divers.

place de chant
Au printemps :
Des populations très structurées autour d'une place de chant
Dès les premiers beaux jours les coqs descendent au sol et commencent à parader. Ce regain d'activité est rendu possible par l'ingestion d'une nourriture plus riche : les bourgeons de hêtre qui commencent à gonfler. Chaque matin ils dansent, chantent, combattent parfois, pour défendre chacun la petite place qui deviendra leur territoire. Une hiérarchie s'instaure présidée par 1 ou 2 coqs dominants. Ce sont eux qui sont choisis par les femelles pour l'accouplement. Ces coqs, souvent les plus agés, transmettront ainsi leurs qualités de résistance et d'adaptation aux générations suivantes.
groupe tetras jura
13/07/04